Non à la suppression de la demi-part fiscale : 3,6 millions de veuves et veufs concernés

Un amendement au projet de loi de finances 2009, voté dans la nuit du 8 au 9 décembre par le Sénat, supprime, selon son auteur, le bénéfice d’une demi-part fiscale pour les veuves, veufs et parents isolés ayant eu charge d’enfants.

 

L’UNAF est scandalisée par le procédé qui consiste, au détour d’un amendement, sans aucune information ni consultation préalable, à retirer brutalement un droit consenti aux familles qui ont élevé des enfants.
Comment peut-on oser parler de privilège, notamment pour des veuves et veufs qui doivent faire face aux difficultés financières, sociales et psychologiques liées à leur situation ?
Comment peut-on oser parler de privilège alors que cette demi-part supplémentaire est plafonnée à 855 euros ? La suppression de cette demi-part aura pour effet de rendre imposables des parents aux revenus modestes, avec des incidences sur leur pouvoir d’achat.
En réalité, ce sont tous les veuves et veufs qui sont concernés par cette perte. Cet amendement supprime en effet la demi part pour toutes les personnes en situation de veuvage, qu’elles aient élevé leurs enfants, seules ou non. Selon la FAVEC (Fédération des associations de conjoints survivants) membre de l’UNAF, ce sont 3,6 millions de veufs et veuves, ayant élevé des enfants, qui sont potentiellement concernés par cette mesure.
Pour l’UNAF, cette mesure qui porte atteinte gravement à notre politique familiale est inacceptable. Elle doit être retirée du projet de loi de finances 2009.

 

10 décembre 2008