Comment mieux accompagner et mieux intégrer les personnes vivant avec des troubles psychiques ?

Six propositions pour changer la donne

Comment mieux accompagner et mieux intégrer les personnes vivant avec des troubles psychiques ? Le 9 décembre, le Grand Rendez-Vous Parlons Psy, organisé par la Fondation de France et l’Institut Montaigne, a permis de présenter six propositions fortes. Des recommandations concrètes issues d’une concertation menée dans toute la France, sur plus d’un an, avec tous les acteurs concernés.

Rythmé par des témoignages, débats, interventions, le Grand Rendez-Vous Parlons Psy a rassemblé à la Maison de la Chimie à Paris des participants venus de tous horizons : personnes concernées, familles, soignants, associatifs et élus...Retour ligne automatique
« La santé mentale est une question de société majeure. Par l’ampleur de l’enjeu, mais aussi par les résistances qui entourent sa représentation. C’est un sujet complexe car il mobilise une pluralité de champs médicaux et sociaux », a souligné Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées, en ouverture de la journée.

L’affaire de tousRetour ligne automatique
Première série de propositions : celles qui visent à faire de la santé mentale une responsabilité collective. En effet, les idées fausses, les tabous et la stigmatisation qui entourent les troubles psychiques contribuent à retarder les diagnostics, à compromettre leur prise en charge et à exclure les personnes concernées de toute vie sociale ou professionnelle.

« La souffrance psychique fait partie de la condition humaine, et chacun peut être un jour touché par un trouble de cet ordre, a déclaré Karine Pouchain-Grépinet, responsable du programme Maladies psychiques de la Fondation de France. Or les études montrent que ces troubles sont encore largement associés à la folie et à la dangerosité. Tout commence donc par l’information et par l’éducation, dès le plus jeune âge ». Et au-delà de l’enjeu éducatif, ces propositions visent à engager collectivement la société pour un meilleur accès aux soins mais aussi aux droits des personnes malades.

Jamais rien pour moi sans moiRetour ligne automatique
Second axe, les propositions qui visent à transformer le parcours de soin. Aujourd’hui principalement centré sur l’hôpital, ce parcours reste mal articulé avec les autres acteurs de la santé, du social et du médico-social. Avec pour conséquence un retard au diagnostic souvent dramatique : il se déroule en moyenne 7 ans entre la première crise et le diagnostic ! Le parcours de soin n’intègre pas non plus suffisamment les thérapies complémentaires, non médicamenteuses,qui ont prouvé leur efficacité. En outre, tous les intervenants se sont retrouvés sur une idée : le parcours de soin n’est qu’un maillon d’une chaîne, dans laquelle les thérapies, la vie sociale, le logement, l’accès aux droits, à l’emploi… participent au rétablissement. D’où l’importance d’une bonne coordination entre tous les acteurs.Retour ligne automatique
Les six propositionsRetour ligne automatique
1• Lutter contre la stigmatisation en sensibilisant dès le plus jeune âgeRetour ligne automatique
2• Former et professionnaliser les acteurs de première ligneRetour ligne automatique
3• Favoriser l’accès aux droits, notamment dans les domaines de l’emploi et du logementRetour ligne automatique
4• Favoriser l’accès aux soins en incitant les diagnostics précoces et en allant vers les personnes concernéesRetour ligne automatique
5• Créer les conditions favorables pour permettre l’empowermentRetour ligne automatique
6• Valoriser l’entraide et le savoir expérientielRetour ligne automatique
Pour découvrir l’intégralité des propositions,Retour ligne automatique
téléchargez le livret de synthèse Parlons Psy

Et maintenant ? Retour ligne automatique
S’adressant à tous les participants, Frank Bellivier, délégué ministériel à la Santé mentale et à la psychiatrie, a salué le dispositif : « la démarche Parlons Psy est inédite, soyez assurés que je porterai ces messages au gouvernement ». « L’énergie collective et la richesse des échanges au fil des ateliers Parlons Psy nous incitent à imaginer une suite », a conclu Dominique Lemaistre, directrice du mécénat à la Fondation de France. Notamment sous la forme d’une conférence annuelle et participative sur la santé mentale, pour mesurer régulièrement les avancées, tant en matière d’éthique, de qualité des soins, d’intégration des malades et de leur entourage. Parlons Psy a fait émerger une parole souvent étouffée… Ce n’est qu’un début.

> En savoir plus sur le site de la Fondation de FranceRetour ligne automatique
www.fondation-de-france.org