Fier d’eux et aussi de nous les familles

Depuis un an le monde est secoué et en grand changement.
Désarmés, nous avons vu se lever devant nous le grand temps des crises que nous pressentions. Car à ne pas s’y tromper à cette crise sanitaire inédite s’agrègent bien d’autres séismes : civiques, économiques, techniques, écologiques.
Nous avons tous été sidérés, émus, parfois bouleversés et inquiets.

Comment ne pas nous interroger face à cet incroyable moment ?
Quel nom donner à ce bondissement qui s’est manifesté devant nous par une grande mutation que nous devinions, certes encore non palpable, mais brûlante et prégnante ? Ce séisme c’est la naissance de classes sans élève, et d’élèves avec pour tout enseignant un ordinateur, au mieux une classe virtuelle.
Rappelons que dans le monde 1,5 milliard d’élèves et 63 millions d’enseignants ont été pris au piège. Et pourtant notre monde enseignant a tenu debout, comme un organisme vivant en capacité de créer immédiatement les conditions d’une nouvelle vie, d’un nouvel écosystème.
Quelles sont ces métamorphoses ? A quels changements de perspectives éducatives nous invitent-elles ? Deux mots simples ont vite pris le relais - Présence et Distance. Sommes-nous en « distanciel » ? En « présentiel » ? De cette Présence et de cette Distance a surgi l’absence. Celle de l’enseignant, celle de l’élève ? Instinctivement le système éducatif a généré de la créativité et surmonté les difficultés.
Quid des questions de trop d’écran, d’addiction aux réseaux ?
Le monde de l’enseignement s’est adapté à un pari insurmontable en temps normal.
LA France est ainsi faite ! Les révolutions sont souvent utiles malgré la houle qu’elles produisent.

Rien ne sera plus comme avant.
De la crise a jailli la nouveauté dans la manière d’appréhender l’école et les apprentissages. La « technique éducative » a bouleversé les représentations que l’on en avait. Cela ne gomme en rien la portée anxiogène, sombre et douloureuse de cette dernière année mais cela a mis en lumière l’adaptabilité et l’inventivité d’un système qui a généré un progrès considérable dans un moment où notre société exposait ses failles et ses fragilités béantes. Soyons fiers du monde éducatif qui a tenu. Soyons fiers aussi des familles qui dans ce contexte incroyable ont pris conscience de la charge confiée aux éducateurs de nos enfants.

Source : http://www.familles-de-france.org/fr/publications/magazine/cercle-des-familles-ndeg18-education-parentalite