Nouvelle prime d’activit : il faut la faire connatre !

Depuis le 1er janvier, le RSA Activit et la Prime pour l’emploi (PPE) sont remplacs par la Prime d’activit. Cette nouvelle prestation vise encourager l’activit et soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs aux ressources modestes en simplifiant et facilitant l’accs au droit. L’UNAF s’inquite car la faiblesse de la promotion du dispositif risque d’en priver ses ventuels bnficiaires.

Il y a urgence informer les bnficiaires
5,6 millions de personnes seraient concernes par ce changement. Si les actuels bnficiaires du RSA sont automatiquement passs dans le nouveau dispositif, les autres personnes pouvant y prtendre doivent faire une dmarche de dclaration en ligne.

Or la campagne de promotion a jusqu’alors t trs discrte et le simulateur qui devait informer les futurs bnficiaires sur leurs droits n’a t mis en ligne que le 23 dcembre ! Comment les jeunes actifs, notamment, pourraient-ils faire valoir leur droit, s’ils n’en sont pas avertis ?

D’autre part, certains anciens bnficiaires de la PPE qui n’avaient jusqu’alors aucune dmarche faire, n’ont pas t informs par les services fiscaux. Or s’ils ne se dclarent pas ds maintenant ils risquent de perdre cette prestation, qui n’est pas rtroactive.

Les faiblesses de la mise en œuvre du dispositif
L’UNAF craint que la complexit du calcul de la prime d’activit ne soit un frein l’utilisation de ce droit pour des travailleurs modestes aux situations professionnelles trs fluctuantes et s’interroge sur l’adaptation d’une dmatrialisation intgrale de la dmarche pour une population prcaire.

Pour ce nouveau dispositif, l’UNAF demande :
• Une campagne de promotion la hauteur de l’enjeu.
• La rtroactivit sur la 1re anne pour ne pas pnaliser les bnficiaires mal informs.
• L’annulation de la mesure technique qui relve le seuil de versement de 6 15 euros, car elle reprsente une perte trop consquente pour des revenus modestes.
• La garantie que la CNAF pourra grer ce dispositif.
• Une valuation du dispositif comprenant le calcul du taux de recours et l’identification des causes de non recours afin de mesurer son adquation avec les ralits des publics concerns.

L’UNAF qui ne peut se satisfaire d’un objectif de recours au droit de 50%, s’attachera relayer les informations de la CNAF sur ce dispositif auprs de son rseau et des familles. Elle souhaite prendre part l’valuation et aux corrections de ce dispositif pour mesurer tant la pertinence de sa mise en œuvre que l’impact sur les publics qui en seront exclus.